Beagle Élisabeth : tout savoir sur cette race de chien unique et son histoire

Beagle Élisabeth : tout savoir sur cette race de chien unique et son histoire

La race Beagle Élisabeth, souvent appelée Pocket Beagle ou Queen Elizabeth Pocket Beagle, est une variante miniature du Beagle traditionnel et tire son nom de sa popularité à l’époque de la reine Élisabeth I d’Angleterre. Ces petits compagnons étaient alors des favoris à la cour, chéris pour leur taille maniable et leur nature affectueuse. Aujourd’hui, les Beagle Élisabeth restent appréciés pour leur tempérament doux et leur stature adaptée aux petits espaces de vie. Cet engouement pour les petits chiens reflète une tendance plus large vers des animaux de compagnie qui peuvent s’adapter facilement à des environnements urbains plus restreints.

Origines et évolution du Beagle Élisabeth

Le Beagle Élisabeth, dénomination qui fait écho à son élevage sous le règne d’Élisabeth 1ère d’Angleterre, se distingue par sa capacité à tenir dans une sacoche de cheval, une caractéristique prisée par la monarque du 16ème siècle. Cette race de chien de chasse, surnommée à l’époque Pocket Beagle en raison de sa taille petite, était conçue pour accompagner les nobles lors de leurs parties de chasse, avec une préférence pour ceux aux vocalises bruyantes et exubérantes, souvent qualifiés de ‘singing beagles’.

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Les ancêtres de cette race comprenaient notamment le Harrier et le Fox-hound, deux races de chien connues pour leur agilité et leur endurance dans la chasse. Au cours des siècles, le Beagle Élisabeth a partagé des ancêtres avec le Beagle traditionnel, mais a toujours été élevé pour maintenir sa petite taille. La sélection rigoureuse et le maintien des standards de l’élevage royal ont contribué à la pérennité de cette race spécifique.

Malgré son histoire royale, la race a subi des variations et des croisements qui ont parfois altéré ses caractéristiques originelles. Toutefois, des efforts d’élevage ont été mis en œuvre pour préserver la ligne dite ‘naine’ ou ‘miniature’ du Beagle, donnant naissance à la dénomination contemporaine de Beagle nain. Ces chiens, bien que semblables aux Beagles standards, sont reconnus par leur taille réduite.

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En dépit de son passé prestigieux, le Beagle Élisabeth ne figure pas dans les registres des grandes organisations cynologiques comme l’American Kennel Club, le Canadian Kennel Club ou la Société Centrale Canine, laissant place à un flou quant à la reconnaissance officielle de cette variante. Les amateurs de la race doivent donc faire preuve de vigilance, particulièrement lors de l’acquisition via internet et éleveurs, en évitant les offres suspectes qui pourraient ne pas correspondre aux véritables standards de la race.

Caractéristiques et standards de la race

Le Beagle Élisabeth, souvent confondu avec ses cousins plus grands, se distingue principalement par sa taille. La marque de fabrique de cette variété est une stature n’excédant pas 25 cm de haut au garrot. C’est cette caractéristique qui lui a valu les appellations de Beagle nain ou Beagle miniature, termes qui suscitent l’engouement des amateurs de races canines de petite taille.

Il est crucial de noter que malgré son appellation noble et sa taille distincte, la race n’est pas reconnue officiellement par des organisations majeures telles que l’American Kennel Club ou la Société Centrale Canine. Cette absence de reconnaissance laisse ouverte la question de l’existence d’une ou de deux variétés de Beagles aux yeux des instances cynologiques. La Fédération Cynologique Internationale (FCI), par exemple, ne distingue pas le Beagle Élisabeth comme une race à part entière.

Les standards de l’élevage, bien que stricts à l’époque d’Élisabeth 1ère, ont évolué. Aujourd’hui, la vente de chiens présentés comme Beagle Élisabeth est souvent réalisée par le biais d’internet et éleveurs. Face à cette pratique, une certaine méfiance est de mise, car les offres suspectes sont monnaie courante et peuvent induire en erreur les acheteurs potentiels quant à la pureté de la race.

La pérennité de la lignée du Beagle Élisabeth, en dépit de son élevage non standardisé, témoigne de l’attachement à une certaine tradition cynophile. Toutefois, l’acquéreur doit faire preuve de prudence et de discernement pour s’assurer de l’authenticité de son compagnon canin, veillant à ce que celui-ci corresponde aux critères de la race énoncés par les éleveurs qui perpétuent la tradition de ce Beagle d’antan.

Le Beagle Élisabeth dans la société moderne

Dans l’ère contemporaine, le Beagle Élisabeth se confronte à un phénomène devenu trop familier dans le monde canin : la mode. Cette tendance a pour conséquence directe l’émergence d’éleveurs peu scrupuleux, profitant de l’aura historique de la race pour vendre à prix d’or des chiots dont la généalogie reste suspecte. La vigilance est de mise lors de la transaction pour éviter les pièges tendus par ces commerçants de l’illusion.

Les Beagles d’aujourd’hui, prétendus descendants des chiens d’antan, sont souvent loués pour leur caractère bavard et expressif. Si ces traits peuvent charmer, ils peuvent aussi poser problème en milieu urbain où le bruit est un facteur de nuisance à prendre en compte. La race, connue pour ses vocalises bruyantes et exubérantes, nécessite donc un environnement adapté où elle pourra s’exprimer sans contrainte.

La vente de chiots estampillés Beagle Élisabeth ne cesse de croître, alimentée par des annonces en ligne et des éleveurs qui jouent sur la corde sensible des acheteurs. Sans une régulation stricte et une reconnaissance officielle, le risque est grand de voir le marché infiltré par des offres trompeuses. La prudence s’impose donc comme un mantra pour quiconque cherche à accueillir un véritable Beagle Élisabeth, héritier d’une tradition séculaire et d’un patrimoine cynophile d’exception.

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Conseils pour l’élevage et le bien-être du Beagle Élisabeth

Le Beagle Élisabeth, souvent surnommé beagle nain pour sa taille réduite, exige une attention particulière en matière d’éducation et de santé. Les éleveurs doivent être conscients des problèmes potentiels liés au nanisme, tels que des troubles osseux ou articulaires. Une surveillance vétérinaire accrue est donc recommandée pour prévenir et traiter ces éventuelles pathologies. L’accent doit être mis sur un élevage responsable qui respecte le bien-être de l’animal, en évitant les pratiques favorisant l’apparition de caractéristiques hors standards.

En ce qui concerne l’alimentation, le Beagle Élisabeth doit bénéficier d’une diète équilibrée, adaptée à sa petite taille et à son niveau d’activité. Les repas doivent être composés de nutriments essentiels pour soutenir sa santé osseuse et articulaire. Une vigilance sur le poids est nécessaire pour éviter l’obésité, problème courant chez les petits chiens qui peut aggraver des problèmes de santé préexistants.

Quant au coût, acquérir un Beagle Élisabeth demande un investissement conséquent. Le prix reflète non seulement la rareté de la race, mais aussi les soins particuliers apportés lors de l’élevage. Les futurs propriétaires doivent s’armer de patience et de persévérance pour trouver un éleveur fiable, en mesure de fournir des garanties sur la santé et la pureté de la lignée. Suivez ces recommandations pour assurer une qualité de vie optimale à ces compagnons de poche, et préserver ainsi l’héritage d’une race historique et emblématique.

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